« May it please the court », l’École de droit de Sciences Po à l’Oxford International Intellectual Property Moot

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Des feux d’artifice et des performances de trois Cacatoès peuvent-ils être protégés par le Copyright en Erewhon, un pays fictif dont le droit est identique au Copyright britannique ? Le dresseur des cacatoès, est-il un artiste-interprète même si le public ne le voit pas ? C’est à ces deux questions, entre autres, que les participants de l’Oxford International Intellectual Property Moot, ont dû répondre. Cette année marque la 16ème édition de ce concours prestigieux et la première qualification pour une équipe de l’École de droit de Sciences Po aux rounds oraux sur la base de plaidoiries écrites. L’équipe de l’École de droit de Sciences Po a présenté trois plaideurs : Hannah BrackenCharles Guillaume et Valeriya Tsekhanska. Le Professeur Séverine Dusollier, directrice du Masters en droit de l’innovation, a coaché l’équipe tout au long de leur parcours.

Après deux trains entre Paris et Oxford, portant un sac rempli de classeurs de jurisprudences nécessaires aux plaidoiries, l’équipe de l’École de droit de Sciences Po a rejoint les 27 autres équipes à Pembroke College, à Oxford University, du jeudi 15 mars au samedi 17 mars 2018. D’autres équipes sont arrivées après des voyages beaucoup plus longs, venant d’Australie, du Canada, d’Inde ou des États-Unis, ou plus courts, comme Cambridge. Bien que le cas porte sur des cacatoès, démontrant par ailleurs le fameux humour britannique, les quatre rounds de plaidoiries ont été d’une remarquable intensité.

Pour chaque round, deux ou trois juges (des avocats-solicitors et des « barristers » spécialisés dans la propriété intellectuelle) ont présidé avant de déterminer, après une heure et dix minutes d’argumentation quelle équipe était la meilleure plaidante. L’École de droit de Sciences Po, alias « LORIKEET » pour conserver son anonymat, a plaidé deux fois en demande et deux fois en défense. Chacun des rounds renforçant la confiance de la seule équipe française du concours (qui était en fait très internationale puisque composée par une Ukrainienne, une Américaine et un Français), l’équipe de l’École de droit de Sciences Po a remporté ses quatre rounds, le quatrième round contre le London School of Economics étant le plus exigeant.

Malgré ce bon bilan, l’équipe de l’École de droit de Sciences Po n’a pas pu poursuivre l’aventure, ses scores combinés n’étant pas assez élevés pour se qualifier en quarts de finale. Mais la fête a continué, le concours n’étant pas seulement un ensemble de plaidoiries mais l’occasion de rencontrer des étudiants et des professionnels passionnés par la Propriété Intellectuelle et originaires des quatre coins du monde. Les trois participants et leur coach ont donc pu participer à de nombreux événements : cocktails, conférences (dont l’une accueillait un pyrotechnicien), dîners et petit-déjeuner. Ils ont surtout pu assister à la grande finale haletante opposant l’équipe de Cambridge et l’équipe de New South Wales. L’équipe, gardant de beaux souvenirs, est donc prête pour conseiller les futurs participants de l’École de droit de Sciences Po afin d’arriver en finale pour l’édition de l’an prochain. Nous vous tiendrons informés des futures participations de l’École de droit de Sciences Po dans la compétition, à bientôt donc pour le prochain round ! La participation de l’équipe de l’École de droit de Sciences Po a été possible grâce au soutien généreux du cabinet Fréget Tasso de Panafieu, Air Liquide ainsi que les cabinets Hoyng Rokh Monégier, Vercken & Gaullier avocats, BAGS avocats, IP Trust et Regimbeau.

Valeriya Tsekhanska, Séverine Dusollier, Charles Guillaume et Hannah Bracken

Are fireworks and cockatoo performances protected by copyright law in Erewhon, a fictional country whose law closely resembles that of the United Kingdom? Can the trainer of these cockatoos be considered a performer even if he is not visible to the audience? These are just two of the questions from the controversial case argued by the participants, including three Sciences Po Law School students, of the Oxford International Intellectual Property Moot. This year marked the 16th edition of this prestigious moot court competition and the first time in just two attempts that a Sciences Po Law School team has qualified, based on its scores in written submissions, to participate in the oral round of the competition. The team included three pleaders: Hannah BrackenCharles Guillaume and Valeriya Tsekhanska. Professor Séverine Dusollier, the Director of the law school Master’s degree specialty in intellectual property or “droit de l’innovation”, coached the team.

After two trains between Paris and Oxford, and dragging a large duffel bag filled with binders of the relevant jurisprudence required for the analysis of the judges during each pleading, the Sciences Po Law School team joined the 27 other finalists of the moot court at Oxford University’s Pembroke College, from March 15th to 17th 2018. It turns out two trains was nothing, as other teams had traveled much further, coming from Australia, Canada, India and the United States, but also from nearby Cambridge. Even if the case, cockatoos and all, demonstrated the well-known British humor, the pleadings themselves were serious.

For each of the four rounds, two or three judges (solicitors or barristers specialized in intellectual property) presided over the proceedings and, after listening to one hour and ten minutes of arguments, would determine if the appellant or the respondent gave the better pleading, thereby winning the round. Sciences Po Law School, alias “LORIKEET” since the identities of all teams remained anonymous, plead twice as appellant and twice as respondent. With each round, the confidence of the Sciences Po Law School team – the only French team, but which was composed of students from Ukraine, the United States, as well as France – grew. This confidence was sorely needed particularly when Sciences Po Law School faced the London School of Economics in its fourth round. At the end of the day, Sciences Po Law School won all of its four rounds.

With this perfect score, the Sciences Po Law School team left the competition since its combined score was not high enough to advance to the quarterfinals. But the party continued because the moot court is not just work. There were many social events from welcome drinks and daily English breakfasts to formal dinners. It was only fitting given the importance of fireworks to the year’s case, that a professional pyrotechnician also gave a speech (without real fireworks). The Sciences Po Law School team has fabulous memories and is ready to coach future Sciences Po Law School participants in the moot to reach the finals, which take place before judges from the Court of Appeal of England and Wales. Stay tuned for news from next year’s Sciences Po Law School team! The participation of the Sciences Po Law School team was made possible by the generous support of the law firm Fréget Tasso de Panafieu, Air Liquide, and the law firms Hoyng Rokh Monégier, Vercken & Gaullier avocats, BAGS avocats, IP Trust and Regimbeau.